Le signal du planning – Ghost Posting
06 Mai 2026 • < 1 min
À contre-courant des logiques de visibilité et d’engagement, certains usages numériques cherchent aujourd’hui à échapper au regard des autres. Moins de mise en scène, moins d’attente de validation, plus d’espace pour soi : cette évolution traduit une fatigue des dynamiques performatives installées par les plateformes et un besoin croissant de retrouver une relation plus personnelle à l’expression en ligne.
Ghost Posting
C’est publier pour soi, sur un compte privé, sans abonnés et donc sans like ou commentaire. Une pratique des réseaux sociaux… non-sociale, où l’utilisateur s’adresse pourtant à quelqu’un.
Qu’est-ce que cela dit de notre époque ?
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La fatigue de la performance
Face au rythme effréné imposé par les algorithmes, les utilisateurs, même amateurs, montrent des signes d’épuisement. Le ghost posting devient un moyen de retrouver ce qui était hier un plaisir, la pression en moins.
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Une expression cathartique
Contrairement aux finstas (comptes privés partagés avec quelques proches), les ghost posters ne cherchent aucune interaction. C’est la dimension intime voire thérapeutique qui les motivent. Une sorte de retour aux journaux intimes. Ou au Skyblog secret (RIP).
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Un accès à notre vie intérieure
Le ghost posting amène à livrer aux plateformes, des informations intimes voire confidentielles. A l’instar des IA génératives utilisées comme psy, cette pratique devrait nous interroger.
Comment les marques peuvent se connecter à ce signal ?
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Respecter le besoin de déconnexion
Le ghost posting est, par essence, une anomalie dans un système conçu pour maximiser l’interaction. Pour les marques, l’enjeu est de reconnaître ce besoin légitime en valorisant des moments et des espaces de création non-performatifs.
