Le signal du planning : Gemök

02 Avr 2025 2 min de lecture

Quand la sécurité financière se conjugue au pluriel, elle prend la forme de solutions partagées, pensées à plusieurs pour mieux traverser l’incertitude. Dans ce paysage, un mot émerge : Gemök. Discret mais révélateur, il incarne une nouvelle manière de faire collectif face aux fragilités du quotidien.

Le signal du planning : Gemök

Gemök 

La « Gemeinsame Ökonomie” (économie commune) est un collectif de quelques membres qui ne vivent pas nécessairement ensemble, mais mettent en commun leurs revenus.  Née à la fin des années 1990 dans une collocation allemande, ce modèle de « pot commun » assure une forme de sécurité financière aux membres. 

Qu’est-ce que cela dit de notre époque ? 

  • Une réponse à l’instabilité 

Face à la crise du logement, la précarisation des jeunes ou l’incertitudes quant à retraite, la mutualisation des ressources est une réponse à l’instabilité de notre monde aux crises multiples.  Alors que les protections collectives s’effritent, de nouvelles, à une plus petite échelle, voient le jour. 

  • Un modèle à contre-courant 

Dans une Gemök, chacun met l’intégralité de ses ressources, indépendamment des inégalités de revenus de ses membres. Dans un monde basé sur la compétition, l’idée est radicale. Elle n’est pas pour autant révolutionnaire. 

  • Un micro-mutualisme apolitique ? 

Loin d’être utopistes, les Gemök se veulent une réponse adaptée et parfois temporaire, aux contextes individuels et collectifs. Plus que de renverser le système, ce modèle réinvente le mutualisme à une autre échelle. 

Comment les marques peuvent se connecter à ce signal ? 

Si l’assurance n’évolue pas, ils se tourneront vers  
d’autres formes de solidarité […] avec un degré de protection moindre 

Sabine Parnigi-Azoulay, directrice de l’innovation et de la transformation de CNP Assurances. 

  • Rendre la solidarité désirable 

Le modèle mutualiste se réinvente mais garde toute sa modernité. Pour toutes les marques, son principe démocratique permet d’incarner des formes concrètes de solidarité, non pas comme un grand récit, mais comme une pratique quotidienne désirable.